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Bojan: « Je ne parle plus de Guardiola, je suis bien à la Roma »

Bojan Krkic a profité de la trêve internationale pour se livrer au jeu des questions-réponses avec les journalistes, en conférence de presse à Trigoria

Tu t’attendais à jouer un classement différent de celui que joue le Barca ici à Rome ?
« Je suis très content, je suis dans un très grand club et l’équipe joue bien. Nous ne sommes pas inférieurs aux équipes qu’on a rencontrées. »

Que penses-tu des mots d’Ibrahimovic sur Guardiola ?
« Je préfére ne pas en parler, c’est entre eux. Je ne veux pas entrer là-dedans. »

Comment peux-tu grandir et comment as-tu grandi à la Roma ?
« J’espère m’améliorer en même temps que l’équipe. Nous avons la possibilité, moi et l’équipe, de faire une belle saison. C’est un beau projet. Mon objectif est de grandir en tant que joueur et de montrer que je suis un joueur important ».

Après la victoire à Novara que peut faire cette équipe ? Ses objectifs ?
« Je pense qu’elle peut faire bien, très bien. Quand on perd, on ne doit pas parler de drame et si on gagne, on ne doit pas parler de Scudetto. Ce n’est que le début : on doit rester tranquille et avoir confiance car je crois que cette équipe a un grand avenir ».

Si tu étais devant Guardiola que lui dirais-tu ?
« Je suis un joueur de la Roma. Je veux parler de ça et pas de Guardiola ou de Barcelone »

Si tu devais donner un pourcentage à ta condition physique ?
« Je me sens ni titulaire, ni remplacant. Je veux seulement bien m’entraîner et montrer que je suis un joueur important. Pourcentage ? En parler n’a pas de sens mais je me sens plus en forme que je pensais l’être à cet instant de la saison. »

Totti : il a tous les éléments du leader ? Il est au centre du projet ?
« Totti est un joueur capital pour le projet ainsi que pour la Roma sur et en dehors du terrain. Près de Francesco, nous sommes tous meilleurs »

Que penses-tu de la Serie A ? A l’étrangers on parle beaucoup de catenaccio…
« C’est un football différent, plus tactique c’est sûr. C’est une caractéristique de ce championnat par rapport aux autres. C’est un football qui me plaît, j’aime être à Rome et en Italie. »

En 2008 tu pouvais jouer l’Euro, tu n’y es pas allé. Tu penses avoir manqué un wagon important ?
« J’ai parlé beaucoup de fois de cette histoire, je ne m’en occupe pas. Les motifs précis sont peu connus. J’avais 17 ans, pour moi c’était un rêve, la motivation y était. Mais j’avais besoin de me reposer, pas pour aller à la plage… ».

Le fait que tu joues mieux quand tu rentres peut te coller une étiquette?
« A Barcelone c’était pas ainsi, ici oui. Mais si j’étais ce type de joueur, je serai pas arrivé à la Roma ».

Les véritables objectifs de la Roma ?
« On en a plein, le souhait de tous est le scudetto puis la qualification en Champions League, autrement en Europa League. Nous sommes là pour que ces rêves deviennent réalités. Mais pour le Scudetto, nous devons beaucoup travailler et nous concentrer jour après jour. En mai on verra ce qu’on aura obtenu, mais il reste du temps ».

Toi qui connais bien le jeu du Barca, d’après toi on peut le jouer seulement en Espagne ou aussi à la Roma ?
« Je crois que c’est une erreur de copier Barcelone ou une autre équipe. Nous sommes la Roma. Nous avons notre style, nous voulons montrer la philosophie de notre entraîneur. Nous cherchons notre chemin et nous voulons arriver le plus haut possible. »

Une des choses qui font le plus parler à la Roma est la stérilité offensive : c’est parce que le football italien est trop tactique ?
« Evidemment si les attaquants ne marquent pas c’est de leur faute, mais c’est le football italien : beaucoup de tactique et peu d’occasion de but. Des équipes comme Novara, qui connaissent notre style de jeu, se ferment totalement. Puis cela dépend des cycles que nous vivons. Nous pouvons marquer plus de but et pour cela nous allons devoir travailler sur les détails ».

Tu es tombé amoureux de la Roma ? L’équipe giallorossa reste une possibilité ou tu retourneras à Barcelone, au vu de ton contrat ?
« Mon équipe est la Roma. Pour cette équipe je donnerai tout. Je fais abstraction de mes forts sentiments, je ne pense pas au Barca ni au passé. »

La chose la plus compliqué que Luis Enrique essaye de vous apprendre ? A force vous y arriverez ? Finalement cela ne se voit pas sur le terrain…
« La chose la plus difficile, même si ce n’est pas le mot exact, est d’assimiler la philisophie de jeu : en jouant ainsi on arrivera à des résultats. C’est difficile car c’est une philosophie qui n’est pas naturelle dans le football italien. Mais c’est une chose qui se corrige, quand tu as la possession de balle c’est toi qui diriges ».

Luis Enrique communique la formation au dernier moment. Ca vous stimule d’avantage ? C’est dur à accepter ?
« Pour moi ce n’est rien car au Barca c’était pareil. Je ne sais pas comment c’était avant : probablement si on est habitué à le savoir avant, on préfére ainsi, mais moi je n’ai aucun problème ».

Tu crois que la Roma doit intervenir sur le mercato en janvier ?
« Je ne suis pas la personne qui doit dire si la Roma doit intervenir ou pas. Je dis que c’est une excellente équipe, avec beaucoup de joueurs que les autres équipes aimeraient. Il faut donner confiance à ces joueurs, il manque peu de chose. Après le foot est ainsi : si on avait fait plus attention aux détails on ne parlerait pas de mercato ou classement ».

Tu connais Guardiola et Luis Enrique : les similitudes entre les deux ?
« De Guardiola je ne veux plus en parler. Chaque personne a sa façon d’intéragir. Luis Enrique est une personne directe avec une forte personnalité et qui entretient le même rapport avec tous les joueurs ».

La passion des tifosi de la Roma est notée. Tu t’attendais à tant de maturité dans l’attente des résultats ?
« Je me sens privilégié de joueur ici, dans une équipe avec cette tifoseria. J’ai jamais rien vu de similaire. C’est une tifoseria qui me donne beaucoup de force. C’est normal que quand les choses ne vont pas, il y ait des manifestations, mais même dans les moments difficiles, cette tifoseria a toujours soutenu l’équipe ».