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Balzaretti: « Me racheter de ma mauvaise saison dernière »

Après les présentations de Mehdi Benatia et Tin Jedvaj, le premier joueur à de la saison passée à s’être présenté en conférence de presse est Federico Balzaretti. Le latéral gauche a fait un bilan sévère de sa propre saison passée, et veut ramener l’AS Roma vers le haut, avec moins de paroles et plus de faits.

Tu as l’envie de te racheter d’un point de vue personnel ?
« Oui, j’ai une immense envie de me racheter, parce que la saison passée a été horrible d’un point de vue personnel, et je suis le premier à en être mal et je le suis encore. Il s’agit aussi d’une désillusion collective. La finale perdue est un très gros poids au dessus de nos tête, mais il faut la laisser derrière, même si ça ne sera pas une chose facile à oublier. C’est un traumatisme pour tous et en parler encore maintenant me fait être mal. Cependant nous sommes tous motivés et nous chercherons à repartir pas à pas, en reprenant confiance en moi-même, et retrouver le niveau que j’ai exprimé la saisons précédentes. J’ai une très grande envie mais il faut reprendre petit à petit ».

Les changements d’entraineurs n’ont pas aidé ?
« Il est nécessaire, dans chaque équipe, de tracer un chemin et le suivre. Nous avons essayé de faire certaines choses l’an passé mais nous n’y avons pas réussi, dans le sens que le travail que nous avons fait quotidiennement a été important. Mais ensuite ce qui compte est le match du dimanche. Nous croyons dans le travail de la semaine constant et bien fait, autant avec Zeman qu’Andreazzoli. Nous n’avons pas réussi à exprimer ce que nous faisions à l’entrainement, nous n’avons pas réussi à être une équipe et ces limites nous ont pénalisé. Durant toute l’année nous n’avons jamais vu un joueur tirer le groupe vers l’arrière lors d’un entrainement, le problème ne vient pas de là, mais de le reproduire lors des matchs ».

Comment juges-tu Maicon ?
« C’est un champion, il a fait la différence dans une équipe comme l’Inter où il a tout gagné. C’est un très fort coup, un très grand renfort, un champion de premier niveau. Je crois qu’il est le meilleur au monde dans son rôle, même s’il n’a pas fait une grande saison l’an passé parce qu’il a peu joué, mais jusqu’à il y a un an il était le meilleur latéral au monde. Ce n’est pas que je suis content, car je le suis encore plus. Il nous donnera un grand coup de main ».

Et sur De Sanctis ?
« C’est un homme d’équipe, un joueur de très grande personnalité, un gardien qui parle énormément et qui aide l’équipe. Lui aussi a toujours eu des résultats importants dans sa carrière, il vient de 3-4 saisons à Naples où il a été acteur et lui aussi sera un grand renfort ».

Une place en Europe suffit pour se racheter, ou il faudra viser plus haut ?
« Quand je suis arrivé l’année dernière on parlait quasiment de Scudetto et ensuite nous avons vu les désillusions que nous avons donné aux gens. Il n’est pas juste de proclamer d’objectifs mais nous devons reprendre confiance en nous-mêmes, cela doit être la marche à suivre. Cette équipe sur le papier, comme l’an passé, peut rejoindre la Champions League tranquillement, c’est un fait. L’équipe de l’an passé le pouvait, comme celle de cette année, où nous voyons arriver des joueurs importants. Nous devons faire moins de paroles et amener plus de faits ».

Les contestations de ces derniers jours sont une stimulation ou un frein ?
« Cela déçoit, mais ça se comprend. En arrivant ici nous savions que ça serait ainsi. C’est une chose classique en Italie, et c’est à nous de devoir mériter les encouragements. Nous devons nous racheter et être toujours plus unis dans les moments de difficultés. Les tifosi, plus que les joueurs, supportent pour le maillot et je suis sur que dès le premier match de championnat il supporteront pour la Roma, je n’ai aucun doute. Ensuite j’espère qu’ils verront un autre Balzaretti ».

Les joueurs qui ont une grande expérience, comme par exemple Maicon, peuvent aider à colmater la différence avec les autres équipes ?
« Je ne saurais pas dire ce qui manque, peut-être un peu d’expérience et un joueur qui peut nous aider dans les moments difficile, mais cela n’est pas mathématique. Nous avons pris des joueurs internationaux, ils nous donneront un coup de main et peuvent aussi aider les jeunes joueurs. Ce sont des acquisitions vraiment importantes ».

La possibilité de jouer la Coupe du Monde peut être une stimulation en plus pour se racheter ?
« Evidemment, le rêve de nous tous est de jouer en équipe nationale, et personnellement cela fait quasiment un an que je n’y ai plus été. Le Mondial est forcément un objectif, mais il faut y aller par étapes, comme retrouver la confiance et jouer à un bon niveau. Les résultats de l’équipe doivent naturellement aider ».

Quelles sont tes premières impressions sur Rudi Garcia ? Comment te sens-tu au niveau physique ?
« J’ai travaillé tout l’été et je sens moins la douleur. Je réussi à m’entrainer avec continuité et ne pas avoir de blessure est important, c’est une chose qui aide à avoir une bonne condition physique, à trouver le rythme. J’aime mon travail, j’y pense 24h sur 24. Garcia travaille bien, même si cela ne fait qu’une semaine il me semble très décidé, il a les idées bien claires et j’espère qu’il puisse faire son travail avec continuité ».

Que penses-tu de Dodo ? Garcia a demandé des mouvements particuliers aux latéraux par rapport aux autres entraineurs ?
« No, pour l’heure les mouvements sont plus ou moins les mêmes pour ce que nous avons essayé, dans le football on invente rien. C’est simple le football, les mouvements sont toujours les mêmes. C’est seulement les choix qui conditionnent les temps et les espaces de jeu, le joueur doit toujours savoir lire le jeu. L’entraineur te donne des indications et te demande un certain type de travail, mais le joueur sur le terrain doit savoir quoi faire et voir la position de ses coéquipiers. Il y a beaucoup d’instinct. Dodo est bien physiquement et j’espère que lui aussi pourra faire une grande saison et qu’il s’entrainera toujours avec continuité, parce qu’il a du talent, il est très fort mais doit réussir à l’exprimer. Il peut réussir à faire la différence ».