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Balzaretti: « Je ne sais pas si je rejouerais, mais je donnerais tout »

Blessé depuis le mois de novembre 2013, suite à un problème aux adducteurs, Federico Balzaretti ne voit toujours pas le bout du tunnel à ses problèmes. Le latéral italien de 33 ans a tenu à convoqué une conférence de presse, pour dire toute la vérité sur la situation difficile qu’il vit actuellement.

« Merci à vous d’être ici. Il s’agit d’une conférence que j’ai voulu faire pour clarifier les choses sur ma situation. Je le fais pour envoyer un message aux gens. Comme vous le savez, j’ai connu cette blessure il y a environ 10 mois, j’ai eu cette douleur à l’adducteur, je n’ai jamais eu un problème similaire et je pense que cela passerait vite, étant donné qu’entre-temps j’avais joué face au Sassuolo. A la fin du match j’avais l’impression de ne plus avoir de force. Je pensais que ça passerait vite, nous l’avons traité comme une simple pubalgie. Mais les résultats n’ont pas été convaincants, nous avons fait d’autres examens, nous avons réanalysé le problème, notamment au niveau du cartilage qui n’était plus là. Nous avons essayé avec la societa et le médecin d’aller aux USA, notamment grâce à l’intervention du président. L’opération n’a pas donné de résultats. Nous avons fait différentes tentatives, nous sommes allés à Munich, cependant cela n’a encore rien donné ».

« A ce moment, nous avons fait cette dernière intervention en Allemagne, qui servira pour moins sentir la douleur, vu que pour le moment ce problème ne me permet pas de courir ni de faire les choses minimum. En gymnase je réussi à faire plusieurs choses, sur le terrain je cours plus rapidement ou je tape dans le ballon, cependant je n’arrive pas à hausser le rythme. L’inflammation vient de manière importante. A la lumière de cela, nous avons vu que le problème persistait et nous avons fait ces examens qui ont mis en évidence une petite détérioration. Pour être extrêmement clair, comme je l’ai fais avec mes coéquipiers, la societa et le président, je dois encore faire plusieurs mois de thérapie. Nous ne savons pas encore combien exactement. Les médecins m’ont donné un instrument avec lequel dormir la nuit, avec de l’éléctro-magnétisme qui, nous l’espérons, pourra améliorer la situation au niveau de la douleur ».

« Mais je ne sais pas dans combien de mois je pourrais reprendre l’entraînement, il y a la possibilité de cette douleur reste pour toujours, avec toutes les conséquences. Mais je donnerais tout, je veux guérir, je me sens encore un joueur. C’est une promesse que j’ai faite à tous. C’est très difficile, je suis sincère, c’est frustrant de ne réussir à rien faire. Nous avons essayé plusieurs choses, mais les résultats n’arrivent pas. Je ferais tout mon possible pour rejouer, c’est la chose que j’aime le plus faire. C’est ma profession. Je me sens mal de ne pas pouvoir aider et souffrir avec mes coéquipiers sur le terrain. Je remercie la societa et le staff qui m’ont toujours été proche. C’est une certitude que la Roma est une très grande famille, c’est la chose la plus importante. C’est pour moi un moment très difficile psychologiquement. Venir chaque jour à Trigoria avec l’espérance de réussir à être bien et ne pas le faire au final est frustrant ».

« A la différence des autres pathologie, celle-ci est très complexe, il n’y a pas de délai de récupération, on ne sait jamais ce qui peut fonctionner. C’est la chose la plus difficile à accepter. J’ai foi en moi-même, je donnerais tout, j’ai une famille qui me soutien et qui m’aide au quotidien. Je dis aux tifosi que je ne lâcherais rien. Je veux qu’il sache que je ne sais pas si je pourrais surpasser ce problème, ni quand es-ce que je pourrais le faire si cela est possible. Mon objectif est de donner le maximum pour l’équipe, pour la societa, pour tous. Ce qui me manque le plus n’est pas les matchs, mais le quotidien du terrain. Jouer le dimanche fait parti des choix de l’entraîneur, mais le fait de ne pas pouvoir rigoler avec les autres sur le terrain ou de ne pas jouer les oppositions à l’entraînement est très pendant. Mais mes coéquipiers m’aident et ils me font sentir que je fais parti du groupe. Quand tu ne joues pas, tu te sens à l’écart, mais l’espoir continue de me faire vivre. Le fait de ne pas dormir après les matchs à cause des nombreuses émotions me manque ».

Es-ce vrai que tu as pensé à une réduction de salaire ?
“J’ai parlé avec le président. Pour moi la societa a carte blanche, ils peuvent faire ce qu’ils veulent, il n’y a pas de problème. Ce n’est pas le noeud principal de la question, le noeud central est les sentiments d’une personne. La societa m’a toujours été proche. Si je peux dire une chose, je pense que la societa n’a jamais voulu faire quelque chose parce qu’il s’agit d’une famille et parce qu’ils voient que je fais tout pour pouvoir guérir. Ils jugent les personnes, ils ne les traitent pas comme les joueurs. Cette force est la différence pour laquelle beaucoup veulent rester ici. Je crois que, au-delà de mon salaire, une famille se voit dans ses moments difficiles. Soutenir un joueur qui marque 5 buts en un match est facile, mais faire sentir important un joueur dans un moment difficile est une valeur ajoutée. Je suis quelqu’un qui ne donne pas 100%, mais 1000%. Je veux rentrer chez moi le soir en ayant donné 110%, après vaincre ou pas ne change rien ».

As-tu pensé à un moment de prendre ta retraite sportive ?
“Je mentirais si je répondais que non à cette question. Je pense être une personne extrêmement lucide, même dans les moments les plus difficiles. Quand des situations aussi difficiles se présentent, il est impossible que ce genre d’idée ne te vienne pas à l’esprit. Mais juste après, grâce à Dieu et à mon caractère, je me dis de ne rien lâcher. Je suis encore dans cette phase ».

Es-ce que tu regrettes quelque chose durant ces derniers mois ou bien cela est inévitable ?
“Je n’ai aucun regret. Ce qui m’est arrivé est la conséquence des années précédentes, de ma façon de jouer, de courir. Probablement que cela a apporté une usure. Mais je suis content de mon parcours, si je ne m’étais pas autant entraîné, peut-être que je ne serais jamais arrivé à la Roma à 31 ans. Je n’ai aucun regret, j’avais déjà eu un début d’usure à cette zone, mais cela n’était jamais arrivé au point actuel. Nous n’avons fait aucune erreur, nous avons rationnellement pensé aux opérations, thérapies et travaux individuels. Parfois la nature fait son propre parcours. Les opérations ont toutes étaient faites pour un motif réel, cette pathologie est tellement profonde et forte que ces interventions n’ont pas suffit ».

Est-il vrai qu’à Boston tu as refusé une opération proposée ?
“Toujours pour ce que nous avons dit, l’autre opération proposé à Boston n’a selon nous pas fonctionné vis-à-vis de mon problème, et on a donc jugé que cette opération n’était pas utile. Nous avons pensé que la seconde opération à Munich aurait pu être important, nous pensions que cela était le meilleur choix. L’ultime parole est toujours la mienne, j’ai choix ce type d’opération, qui n’a pas donné de résultats. Je tiens aussi à préciser que le fait d’aller à l’étranger vient du fait qu’il y a environ 30-40 médecins au monde qui soignent ce type de problème, j’ai donc choisi en fonction des meilleures réputations ».

Es-ce que cela a changé ton rapport avec l’entraîneur ? Tes coéquipiers t’ont promis quelque chose ?
“C’est moi qui leurs a promis quelque chose. Le mister est fantastique, je n’ai pas les mots pour décrire ses qualités humaines. Pour nous il est comme un père. Il me fait sentir parti intégrante du groupe, il m’appelle avant et après les opérations. C’est moi que cela déçoit, de ne pas pouvoir donner ma contribution sur le terrain, avec moi il se comporte de manière incroyable. C’est une personne spéciale. J’ai un rapport particulier avec certains joueurs comme De Rossi ou De Sanctis, et ils me sont encore plus proches Mais tous lesj oueurs me sont proches et ils me donnent cette force. Je vous remercie d’être ici, vous me permettez de transmettre mon message aux gens et que je ferais tout mon possible pour guérir. Je veux encore me sentir comme un joueur et je veux faire une course sans avoir mal. Je crois que tout est clair ».