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Allievi Nazionali, Scudetto et saison des records

allievi-nazionali-campione-italia-201527 victoires, 3 nuls et 1 défaite. C’est le bilan exceptionnel des Allievi Nazionali durant cette saison 2014/2015, qui s’est conclut par un scudetto (ainsi qu’une SuperCoppa Allievi), pour la génération 1998 (et les meilleurs éléments de la classe 99).

Le contexte de début de saison

La génération 1998 sort d’une grosse déception. Associé la saison précédente à la génération 1997 en Allievi Nazionali, ces derniers ont échoué lors de la phase de poules du Final-Eight, avec deux nuls et une défaite à la dernière journée. Et pourtant, beaucoup les donnaient grand favori du scudetto, après avoir terminé meilleure équipe de la phase championnat (sur 42 équipes) : record de points, de record de buts marqués et de buts encaissés. Oui mais voila, l’équipe a semblé caler psychologiquement. C’est du moins l’argument du mister Roberto Muzzi, disant ne pas reconnaître son équipe lors de la fin de saison. C’est donc sur un air de revanche que la classe 98 entame cette saison 2014/2015. Dès le début de saison, 4 joueurs classe 99 s’installeront durablement en leurs compagnie (et régulièrement titulaires) : le défenseur central Lirim Kastrati (profitant des montées quasi systématique de Stefano Ciavattini et Riccardo Marchizza en Primavera), l’arrière gauche Luca Pellegrini, les milieux Andrea Marcucci (capitaine la saison passée) et Davide Frattesi (arrivé courant de l’été de la Lazio, où il était capitaine), et l’ailier Mirko Antonucci. Des joueurs qui, eux, surfent sur la vague positive, puisqu’ils ont tout gagné la saison précédente, en Giovanissimi Nazionali : Scudetto, Italia Nike Cup, Tournoi international « Memorial Gusella ». Et c’est justement le mister Federico Copitelli qui a grimpé de catégorie en même temps que ces 4 joueurs nés en 1999.

Le parcours en championnat

Les 26 journées de championnat se passent de la meilleure des manières. Comme la saison précédente, les Allievi Nazionali de l’AS Roma battent tous les records des 3 championnats réunis : 24 victoires (finissant la saison par 15 victoires consécutives) et 2 nuls (9ème et 11ème journée, à Avellino et Palermo), pour 72 buts marqués et 17 encaissés. Au classement des buteurs, l’ailier Francesco Di Nolfo score à 15 reprises, pendant que l’avant-centre Marco Tumminello inscrit 12 buts. La marque de fabrique de l’équipe du mister Copitelli (qui a atteint la finale du scudetto en Giovanissimi Nazionali les deux dernières saisons) a été de régulièrement faire tourner son groupe. En effet, même en alignant à quasi chaque match une équipe mi-titulaires mi-remplaçants, cela n’a pas empêché cette équipe de surdominer la phase championnat. Marchizza (3 buts en 26 matchs) et Ciavattini étant régulièrement en Primavera, il a fallu recomposer la charnière centrale avec Lorenzo Grossi (milieu récupérateur de formation) et Kastrati (accumulant de l’expérience). Sur la phase aller, Tumminello et Gianluca Scamacca se laissaient la place l’un à l’autre en pointe (parfois aligné ensembles), avant que ce dernier (classe 99) rejoigne le PSV en janvier. Lors des derniers matchs, le polyvalent Lorenzo Valeau et l’attaquant Riccardo Cappa (6 buts en Allievi Lega Pro, et un doublé lors de l’avant-dernière journée Allievi Nazionali) intègrent le groupe

Le Final-Eight (phase de poules)

Le groupe est quasiment au grand complet, puisque seul Frattesi manque à l’appel pour blessure. Le milieu Emanuele Spinozzi manquera le premier match, et sera remplacé numériquement par le classe 99 Stefano Petruccelli. Les deux grands favoris au scudetto sont la Louve et le Milan AC. Les romanisti débutent bien leur poule (à 4 équipes), en l’emportant 3-1 face à la Fiorentina, grâce à un doublé de Tumminello et une réalisation de Di Nolfo. Lors de la deuxième journée, cela sera plus compliqué, avec un cours succès face à Palermo (0-0 et 1-0 pour la Roma lors de la phase championnat) sur le score de 1-0, grâce à un but de Grossi sur corner. Les giallorossi sont les seuls à déjà être qualifiés pour les 1/2 finale, avant même de jouer le dernier match. De ce fait, le mister Coppitelli réalise un large turnover : L’arrière droit Niccolo Tofanari, Ciavattini et le capitaine Alessandro Bordin sont en tribune, pendant que Antonio D’Alena, Antonucci et Tumminello démarrent du banc. Cela amènera une défaite (la première et unique de la saison), sans conséquences, sur le score de 2-1. Les romanisti terminent donc deuxième (6 points), derrière les neroazzurri (7 points). Et ils affronteront donc en 1/2 finale l’autre grand favori, le Milan AC. L’Inter de son côté jouera Empoli.

Le Final-Eight (1/2 finale et finale)

Le mister Coppitelli entame le dernier carré avec certains joueurs un peu mal en pointe physiquement. C’est d’ailleurs pour cette saison qu’il décide un changement de schéma : exit le 4-3-3, bonjour le 4-3-1-2, avec Bordin en soutien de la paire Di Nolfo-Tumminello (Antonucci démarrant du banc). Alors que la Louve démarre bien la rencontre, les rossoneri vont, à la demi-heure de jeu, prendre doublement l’avantage (donc un penalty). Alors que l’on se dit que tout est plié, la Roma revient dans les minutes suivantes, avec Tumminello (qui touche aussi la barre dans la minute suivante). En milieu de seconde période, le défenseur Marchizza trouve l’égalisation sur corner, avant que Tumminello trouve le doublé en fin de match, pour offrir le billet en finale, qui sera contre Empoli (vainqueur aux TAB).  Lors de la finale, Coppitelli revient au 4-3-3, mais laisse Marcucci sur le banc. Le match est tendu et équilibré, avec beaucoup de déchets. A trois minutes de la fin du temps réglementaire, c’est Empoli qui ouvre le score, sur un long ballon entre les deux défenseurs centraux. Alors que l’on pense le match fini, Cappa arrache l’égalisation dans la première minute des arrêts de jeu (suite à un crochet plein de lucidité dans la surface). Coppitelli réalise alors ses 7 changements, alors que l’on pense se diriger vers la séance de tirs au but. C’est sans compter sur Tumminello, qui anticipe la sortie du gardien en le lobant, inscrivant son 5ème but (en 4 matchs du Final-Eight). L’avant-centre inscrit son 17ème but de la saison, devançant Di Nolfo à 16 réalisations. Ce dimanche, a été remporté la « SuperCoppa Allievi », face à Novara (vainqueur du scudetto Lega Pro), sur le score de 1-0.

Federico Coppitelli, le « Special One » des jeunes

Si l’AS Roma prospecte dans toutes la région et le pays pour acquérir des jeunes entre 10 et 18 ans, elle recrute également des entraîneurs « à en devenir », évoluant dans des clubs de la région. Dans la nouvelle génération, cela fût notamment le cas de Coppitelli, passé par Nuova Tor Tre Teste, puis une saison à Frosinone (où il pourrait retourner pour reprendre l’équipe pro en Serie A dans le futur ?), mais aussi du mister Valerio D’Andrea (ayant remporté les deux derniers scudetti en Giovanissimi Regionali avec la classe 2000 et 2001) venant lui du club de Savio. Coppitelli, repéré par Bruno Conti, s’est vu offert dès son arrivée la prestigieuse Giovanissimi Nazionali (U15), où il prend en 2013/2014 la classe 98 (en ajoutant Marcucci et Scamacca en fin de saison). Déjà à cette époque, il réalise une saison extraordinaire, atteignant déjà la finale scudetto, où il ne perd que lors de la séance de tirs au but. La saison suivante, il récupère la talentueuse génération 1999, où il remporte tout les titres possibles sur son passage : Avec notamment une seconde finale du scudetto de suite, qu’il remporte cette fois-ci. C’est donc au terme de ce cycle de deux ans, qu’il se voit offert les Allievi Nazionali : De retour avec la classe 98 et 4-5 éléments classe 99. Il réalise donc le triplé, avec une nouvelle finale au terme d’une saison exceptionnelle, remportée à quelques minutes de la séance de tirs au but. S’il devrait continuer la saison prochaine dans cette catégorie, nul doute qu’il faudra peut-être lui proposer la Primavera d’ici deux ans, sous peine de voir un nouveau talent quitter Trigoria.

Quelle avenir pour la classe 98 et 99 ?

La classe 98 va donc grimper dès le mois d’août en Primavera, pour rejoindre la génération 1997. De quoi de nouveau réaliser une belle saison, puisque chacune des deux générations ont, en Allievi Nazionali, terminé leader de la phase championnat avec tous les records. Avec l’avantage d’avoir plus d’expérience derrière eux. Parmi les cadres de la classe 97, on retrouvera le gardien roumain Ionut Pop, les défenseurs (droit ou centraux) Andrea Paolelli et Eros De Santis, le milieu Christian D’Urso, l’ailier Lorenzo Di Livio ou encore l’attaquant Edoardo Soleri. Parmi la classe 98, c’est le défenseur Marchizza et l’avant-centre Tumminello qui seront les plus attendus. Mais attention à l’arrière droit Tofanari, les milieux Grossi et Bordin, ou encore l’ailier Di Nolfo. A ne pas exclure non plus le « sur-classement » de Pellegrini (qui aura seulement le 97 Silvio Anocic devant lui) et Marcucci. Pour la classe 99, l’objectif sera de défendre le titre en Allievi Nazionali (et en remporter un autre, après celui en Giovanissimi Nazionali la saison passée). S’ils devront faire sans l’avant-centre Scamacca, le milieu sera une arme forte avec l’arrivée cette saison de Frattesi (arrivant de la Lazio, et déjà international italien). Certains joueurs polyvalent seront très utile, comme Valeau et Dario Meadows, pouvant par exemple compenser l’éventuelle monter en Primavera de Pellegrini, pour le premier cité. Certains classe 2000 devraient s’ajouter à ce groupe : le défenseur central Danilo Barbarossa, le milieu Zaccaria Sdaigui, ou encore les milieux offensifs Ludovic D’Orazio et Nicolo De Angelis.
Concernant les sélections d’Italie, si 5 joueurs classe 99 ont régulièrement été sélectionnés en Italie U16 cette saison, trop peu de classe 98 ont été appelé en Italie U17. Cela devrait en toute logique un peu changer suite à cette excellente saison.