Photo tirée du site Forzaroma.info

Alisson Becker a livré un interview il y a quelques semaines au média brésilien Globo Esporte :

« Le Mondial dans un peu plus d’un mois, difficile de contenir l’anxiété ? Je suis une personne très tranquille concernant l’avenir. Je suis habitué à gérer l’anxiété avant chaque match. Quand il y a un match important il y a toujours de l’anxiété et de la nervosité, mais je crois arriver à rester serein et ne pas trop y penser. J’essayerais de faire de même au Mondial. Je veux penser au présent, à ce que je dois faire pour la Roma. Je travaille pour arriver à 100% de ma condition pour aider le Brésil, si je devais être convoqué et jouer. Aussi la famille devient anxieuse ? Je crois que oui. Tous le deviennent. Nous, professionnels, devons nous concentrer sur notre travail, jour après jour, et nous devons mettre cela de côté, cherchant à rester tranquilles. Si je vis le meilleur moment de ma carrière ? Je crois que oui. C’est le meilleur moment de ma carrière. Je progresse, je dispute de grands matchs et j’affronte des adversaires de haut niveau, surtout en Champions League et avec la Seleçao. Aujourd’hui j’ai plus d’expérience que lorsque j’ai été appelé pour la première fois en sélection, je me sens très bien et j’espère que le meilleur moment arrivera pour le Mondial, pour aider le Brésil. Si la Roma m’a valorisé un peu tard ? Je ne me suis jamais senti sous-évalué. J’ai vécu une année de difficulté et d’expérience, ne jouant pas autant que j’aurais voulu. Ici en Italie on dit beaucoup que la première année sert à comprendre le football italien. Cela a été ainsi, même si quand je suis arrivé je me sentais déjà prêt pour jouer. J’ai beaucoup travaillé durant la période où je suis resté beaucoup sur le banc. Je me suis entraîné pour répondre présent si on faisait appel à moi. Et grâce à Dieu c’est ce qui est arrivé. Ici à Rome je suis heureux, réussissant à disputer de beaux match et aidant l’équipe à chercher à obtenir ses objectifs. Je veux continuer ainsi avec la Roma jusqu’à la fin de saison, pour avoir de la continuité ensuite avec le Brésil.

Si j’aimerais rester à la Roma durant plusieurs années ou si je pense à un possible changement d’équipe ? Je n’aime pas beaucoup parler du futur. C’est logique que j’ai aussi mes objectifs personnels et mes rêves professionnels, mais je suis très concentré sur le présent. L’Italie est un pays fantastique, avec une culture très intéressante. Rome est une très belle ville pour vivre. Le club a une structure optimale pour travailler, cela te garantie le meilleur pour notre profession. Ici je me sens très bien, je suis heureux dans le moment que je vis et j’essaie de penser à aujourd’hui plus qu’au futur. Je suis sur que de grandes choses arriveront dans ma vie, et que Dieu a préparé le meilleur pour moi. Mai j’essaie de laisser tout cela dans ses mains, je pense à me concentrer sur ce que je fais à la Roma. Ce que je ressens quand je lis que le Real Madrid est intéressé ? Ce sont des choses qui me font plaisir, je ne peux pas le nier. Ce sont des satisfactions qui font parties de notre carrière. Je suis très content que quelques clubs ou quelques journalistes parlent en bien de moi, cela veut dire que je travaille bien, qu’ils me suivent, mais moi je suis concentré sur la Roma. J’affronterais la Serbie de Kolarov au Mondial ? Nous suivions le tirage au sort ensemble et quand on a su cela nous nous sommes regardés et nous avons ri. On en parle tous les jours en disant que ça sera un très beau match. Kolarov dit que c’est compliqué d’affronter le Brésil au Mondial. Pour moi ça sera un plaisir et un honneur de jouer contre lui, un excellent professionnel, un joueur de qualité qui jusqu’ici nous aide beaucoup. Il sera un adversaire difficile à affronter. FC Barcelone ? La qualification a été un moment très heureux, nous avons très bien préparé les deux matchs. Même après le score de l’aller nous pensions pouvoir inverser la tendance. Nous sommes entrés dans l’histoire de la Roma et du football. Pallotta ? Le président m’aime pour ce que je fais sur le terrain, pas parce que je suis beau (rire, ndlr). Je pense avoir conquis les tifosi de la Roma et j’entends les chants qu’ils me dédient et les compliments qu’ils me font, je suis très content de cela.

A qui j’aime me comparer ? Mon idole a toujours été Taffarel. Et je crois que c’est ainsi pour beaucoup de brésilien, pour ce qu’il a fait pour nous et pour notre football. Il a ouvert la porte de l’Europe aux gardiens. Nous devons beaucoup le remercier pour cela. Il a été un des premiers à arriver ici en Italie et il s’est très bien comporté. En le regardant j’ai appris beaucoup de choses. J’ai eu le plaisir de travailler avec Dida à l’nternacional, un autre gardien que j’ai eu comme modèle. Tout comme Julio Cesar, qui a tout gagné en Italie et en Europe, gardien de très haut niveau. Je n’oublie pas Marcos, qui a gagné le Mondial 2002. Je m’en souviens bien, je me levai la nuit pour voir les matchs à la TV. Ils sont tous des noms importants pour moi, autant comme tifoso que comme gardien. La lutte avec Ederson en Seleçao ? Ederson a beaucoup progressé ces dernières années, il avait déjà fait une excellente saison avec Benfica en Champions League et dans le championnat portugais. Désormais il est à City et il est très apprécié de Guardiola. Il joue dans une des meilleures équipes, qui joue le plus beau football du monde. Je vois tout de manière très positive, surtout pour le Brésil et ses fans. La concurrence me fera progresser, travailler plus, et donc ça sera encore mieux. Je suis sur que le Brésil est dans de bonnes mains. Nous ferons de notre mieux pour donner une joie aux tifosi brésiliens. Si le Brésil est favori pour le Mondial ? Comme à chaque Coupe du Monde. Je pense que le principal favori est l’Allemagne, ils sont tenant du titre, mais parmi les autres il y a aussi sûrement le Brésil. Aussi ce que nous avons fait pour nos qualités individuelles et collectives. Tite a trouvé une façon fantastique pour faire jouer l’équipe. Un football joyeux, objectif et très consistant, autant offensif que défensif. Si je suis encore l’Internacional et si je pourrais y finir ma carrière ? Oui je le suis toujours. Parfois je n’arrive pas à voir les matchs, à cause du fuseau horaire. Désormais j’ai une fille de 10 mois et donc nous allons dormir plus tôt (rire, ndlr). Mais je suis toujours les infos, je parle avec mes ex-coéquipiers. J’espère qu’ils feront une grande saison. Et oui, dans le futur j’espère retourner à l’Internacional ».