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Alisson Becker s’est exprimé au média brésilien Folha:

« La saison passée 17 buts en 15 matchs, celle-ci 18 en 24 matchs ? La Roma a changé sa façon de jouer. La saison passée nous étions une équipe plus offensive et moins organisé défensivement. Nous concédions plus d’occasions des adversaires. Désormais nous sommes plus concentrés derrière. Me concernant, le fait de jouer avec plus de régularité m’aide. En Champions League aucun ne s’attendait à ce qu’on se qualifie dans une poule avec Chelsea et l’Atletico, deux géants européens. Nous savions que ça serait difficile, mais nous croyons en notre potentiel. Nous sommes concentrés sur le fait de prendre chaque match comme si c’était le dernier, comme si c’était une finale. Nous chercherons à faire l’impossible pour gagner. Le championnat italien est ouvert. Il y a 5 équipes en lutte pour le titre. Nous voulons obtenir ce titre que Roma attend depuis longtemps, je veux vaincre et donner une joie aux tifosi. Je suis cependant plus critiqué au Brésil ? Je ne le pense pas ainsi. Il y a plus de jugements positifs que négatifs. Le problème a été de ne pas jouer régulièrement avec la Roma. Cela a donné le lancement des critiques par la presse à mon égard. J’étais toujours agacé de cette critique. Et ils ont commencé à énumérer une liste de gardiens. C’était seulement parce que je jouais peu, jamais par un manquement d’une de mes qualités, ou un mauvais moment. Ces derniers mois, cependant, je n’ai pas lu de critiques aussi fortes. Mais cela ne m’a jamais influencé en sélection. Quand j’ai été appelé, j’ai toujours été prêt. Et je veux rejoindre à terme une pensée unanime sur moi, mon objectif est celui d’être accepté de tous.

Aujourd’hui dans le football le meilleur au monde est Cristiano Ronaldo, mais pas pour tous. Certains préfèrent Messi, d’autres préfèrent Neymar. Je connais mes qualités, je travaille dur pour arriver où je suis arrivé, pour être une des stars de la sélection et je ne veux pas m’arrêter là. A propos du Mondial, certains matchs pourraient se jouer aux tirs au but, comment je m’évaluer dans cela ? J’ai la chance d’avoir au Brésil un grand professeur en la personne de Taffarel. Dans le détail j’essaie d’étudier le potentiel tireur, mais il y a divers facteur qui comptent : le moment du match, l’instinct et la confiance. Lors de la Copa America 2016, aux USA, j’ai pris un but face à l’Equateur qui n’a pas été validé par l’arbitre, un ballon qui semblait pas facile à arrêter, s’il y a une façon de minimiser le risque d’erreur ? A cette occasion  ce geste n’était pas une erreur, parce que lorsque que Bolaños a tiré dans le ballon, ce dernier a fini sur le poteau et cela m’a perturbé : ça a touché le poteau puis mon bras avant de rentrer. J’avais un entraîneur des gardiens qui me disait que la différence entre un grand gardien et un petit est dans la façon d’assimiler mieux les erreurs. Cela est le secret. Ma capacité de jouer aux pieds ? J’ai toujours eu cette caractéristique. Chez les jeunes, j’ai travaillé avec André Jardim, qui prenait exemple sur le Barça de Guardiola et sur comment le gardien utilise beaucoup le jeu aux pieds. J’ai toujours aimé participer au jeu, le gardien ainsi maintient plus haute la concentration ».