Al Shtewi: « Voici mon parcours et ma passion pour la Roma »

Faisant l’objet de tous les fantasmes et rumeurs depuis quelques jours, le Sheikh Adnan Adel Aref Qaddumi Al Shtewi est sorti de son silence, en offrant un interview sans concession au journal Il Tempo. Le probable futur actionnaire, qui fêtera ses 54 ans le moins prochain, revient sur sa vie tumultueuse.

Sceicco Adnan, depuis plusieurs jours on parle de votre engagement dans la Roma comme actionnaire. Pourquoi ce choix ?
« J’ai toujours été un tifoso de la Roma et j’ai toujours eu l’intention d’investir en Italie ».

Que pensez-vous des giallorossi ?
« La Roma est une grande équipe, composé de très jeunes joueurs qui ont un grand avenir. Ils ont besoin d’apprendre à se connaitre et comprendre comment travailler ensembles. Le management a trouvé la bonne direction ».

Comment êtes-vous arrivé en Italie et depuis combien de temps vivez-vous dans le « Belpaese » ?
« Je suis arrivé en Italie en 1980 pour étudier la langue italienne à l’université de Perugia. Quand je suis arrivé ici j’avais déjà un diplôme en chimie pharmaceutique. Mes études ont été payé par mon père, qui m’envoyait 1 000 dollars chaque mois. Je sais reconnaitre que j’ai eu une vie aisée ».

Et que s’est-il passé ensuite ?
« J’ai rencontré ma fiancé Maria Grazia, dont je suis tombé amoureux. Quand j’ai dis à ma famille que je voulais l’épouser ils m’ont demandé de rentrer au pays, mais j’ai refusé. Cela a changé ma vie. Ils ont coupé les ponts avec moi en 1981, m’ont renié et m’ont supprimé mes droits ».

Comment avez-vous continuer de vivre ?
« J’ai alors commencé à faire des petits boulots : Barman, blanchisseur ou encore charpentier. Puis après quelques années j’ai découvert que j’avais à ma disposition des comptes courants à l’étranger mais que je ne pouvais pas toucher. Il s’agissait d’argent qui m’appartenait en tant qu’héritier ».

Quand avez-vous obtenu la nationalité italienne ?
« En 1985. L’année suivante j’ai fais mon service militaire et j’ai commencé à travailler dans l’administration public pendant 6 ans ».

Quand avez-vous repris contact avec votre famille ?
« En 1990 mon père est mort. Et en 1995 la hiérarchie de ma famille a changé. J’ai alors commencé à travailler dans le pétrole mais en restant en Italie ».

A ce moment votre vie a de nouveau changé.
« Oui, économiquement cela s’est de nouveau amélioré et j’ai réussi à débloquer une partie de mon héritage déposé dans les banques arabes, mais ma vie est resté la même parce que je n’aime pas afficher ma fortune. Cela ne sert à rien, et je veux toujours sauvegarder ma famille italienne ».

Avez-vous fait des investissements qui n’ont pas amené les résultats souhaités ?
« En 1996 mes consultants m’ont conseillé d’acquérir une usine d’habillement en investissement 1.3 millions d’euros. Après trois mois j’ai découvert que l’usine faisait des faux-bilans et avait un trou de 11 millions d’euros. Cela s’est fini en procès contre les propriétaires mais je ne suis jamais entré dans ce procès et je n’ai jamais rien récupéré de l’argent investi ».

Vous avez donc rencontré de nombreuses difficultés.
« Oui, j’ai connu avec fierté la difficulté et ce que cela signifie de gagner son pain chaque jour. Après le 11 septembre 2001, la partie d’héritage présente aux USA a été congelé comme tous les comptes arabes présent dans tout l’Occident. Grâce à l’aide de quelques amis qui ont toujours cru en moi, j’ai lutté pour avoir ce qui m’appartenait de droit ».

Et après cela ?
« En 2011, j’ai signé un accord avec une société qui appartient à la famille famille royale saoudienne, la Hi-tech International Group. Le but était de construire une ville industrielle en Arabie Saoudite. Pour ce projet j’ai constitué une société italienne, d’un montant total de 10 milliards de dollars. Plusieurs choses seront réalisées : Raffinerie, un port industriel, un pétrochimiste et autour une ville résidentielle ».

Des investissements en Italie ?
« J’aime ce pays, je me sens italien à 100% et c’est pour cela que je veux investir aussi en Italie. Pas seulement à l’AS Roma. Dans le projet en Arabie, j’ai par exemple voulu faire entrer la société Acquamarcia et on m’a proposé sa totale acquisition. J’ai fais les contrôles avec mes consultants, qui m’ont déconseillé de prendre la société ».

Pouvez-vous nous décrire votre famille d’origine ?
« Depuis 1950 elle a une fondation qui aide les étudiants qui n’ont pas l’argent suffisant pour finir leurs études universitaires. Maintenant j’ai repris mon rôle dans la famille et je suis entrain de créé avec des professeurs universitaires et les médecins une fondation en Italie qui ferait des recherches sur les maladies rares des enfants : Une université européenne, américaine et asiatique ont déjà adhéré à ce projet ».

Vous suivez d’autres sports, outre le football ?
« J’ai une grande passion pour l’automobile ».

Quand sera annoncé votre engagement officiel dans la societa giallorossa ?
« Le plus tôt possible ».